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athena - [Athena] Utopies managériales

athena AT services.cnrs.fr

Subject: Histoire des techniques en France

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[Athena] Utopies managériales


Chronological Thread 
  • From: <sophie.chauveau AT utbm.fr>
  • To: athena AT services.cnrs.fr
  • Subject: [Athena] Utopies managériales
  • Date: Mon, 20 Apr 2015 16:20:48 +0200

Les utopies managériales
21e Journées d’Histoire du Management et des Organisations (21e JHMO)
16, 17 et 18 mars 2016. Lieu : UTBM Sevenans (Territoire de Belfort)

Organisées par l’AHMO, l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard, le LSH
(Laboratoire des Sciences Historiques, EA 2273) de l’Université de Franche-
Comté

S’intéresser aux utopies managériales et organisationnelles, c’est interroger
l’imaginaire et l’idéal vers lequel tendent les managers et gestionnaires.
L’utopie est un monde rêvé, sans défaut, et, a priori, hors de portée. Parce
que les managers conçoivent et mettent en œuvre des modèles d’organisation et
de gestion, et qu’ils sont en quête de fonctionnement et de règles parfaits,
il nous semble qu’ils sont plus que d’autres à même de produire des utopies.

Il conviendra tout d’abord de vérifier cette hypothèse en réalisant
l’inventaire de ces utopies. Le terme est apparu à la Renaissance et il serait
intéressant de mieux connaître ses déclinaisons dans le registre des
organisations, qu’il s’agisse du monde de la production, du commerce ou des
finances.

Il serait aussi intéressant de mettre en relation l’utopie managériale avec
d’autres utopies, à commencer par celles des ingénieurs qui dès les débuts de
la Révolution industrielle se sont souciés de mettre en place des
organisations du travail à même de supporter la mécanisation de la production.
L’impact du changement technique pourrait être décisif. Les liens avec les
utopies politiques ou celles des hommes de lettres ne sont pas non plus à
négliger. Que dire de l’évolution des utopies (politiques, en particulier) ?
Sont elles toutes déclinées dans le monde des organisations ? (Entreprise
citoyenne, démocratie dans l’entreprise…)

Ainsi, au-delà du discours et des écrits, il serait important de pouvoir
décrire la mise en œuvre de projets de managers inspirés par ces utopies. La
réciproque est tout aussi intéressante : à savoir montrer comment des
organisations existantes ont pu nourrir des utopies.

Qui produit les utopies managériales ? Les discours comme les pratiques ne
sont pas forcément l’apanage des managers eux-mêmes. D’autres acteurs
contribuent à la conception des utopies : les ingénieurs bien sûr, les
ouvriers qualifiés ou non, les consommateurs (co-gestion, coopératives).
L’utopie managériale n’est pas non plus réservée au monde de la production
industrielle : ceux des bureaux, des laboratoires de recherche, de
l’administration ne sont sans doute pas en reste. Plus récemment, l’irruption
de nouveaux modes de communication et l’émergence d’une société de la
connaissance ont vraisemblablement modifié les contenus et les modes
d’énonciation de ces utopies.

Enfin il convient de s’interroger sur la réception, la diffusion géographique
et la postérité de ces utopies. En quoi ont-elles contribué à l’évolution des
pratiques managériales ? Ont-elles d’autre part influé sur les discours, les
pratiques ou les conceptions en dehors des seuls univers de la gestion et du
management ?

Quelques thématiques à envisager :

*Utopies : à l’origine une contrée idéale et sans défaut. Comment cela se
traduit-il dans le langage des gestionnaires ?

* La dimension historique des organisations de production. De l’usine au
taylorisme en passant par Japy. Comment organiser au mieux le travail ou la
production ;

* Ingénieurs et managers : liens entre les deux professions, portraits de
quelques figures clés.

* Comment les organisations sont-elles influencées par des idéologies
politiques (exemple de Lip, co-gestion) ?

* Même type de question sur les modèles idéaux d’organisation de la
propriété : par exemple les controverses sur les « communs »…

*Etc.

Comité d’organisation

Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard)

Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté

Catherine Vuillermot, Université de Franche-Comté

Comité Scientifique :

Eugénie Briot, Université de Marne-la-Vallée,

Ludovic Cailluet, Université du Littoral Côte d’Opale

Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard)

Fréderic Gautier, IAE Paris

Pierre Labardin, Université de Paris-Dauphine

Eve Lamendour, Université de la Rochelle

Yannick Lemarchand, Université de Nantes

Marie-Laure Legay, Université Lille III

Eric Pezet, Université Paris X – Nanterre

Nicolas Praquin, Université Paris-Sud

Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté

Philippe Trouvé, Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications

Catherine Vuillermot, Université de Franche-Comté

Henri Zimnovitch, CNAM

Précision

Comme lors des éditions précédentes, des propositions de communications ne
s’inscrivant pas dans cette thématique mais examinant des problématiques
gestionnaires, dans le cadre d’une démarche historique, seront également les
bienvenues. La nouveauté et l’originalité des apports seront ici privilégiées.

Tutorat de thèses / Atelier méthodologique

Les Journées d’Histoire débuteront par un atelier doctoral, organisé le 18
mars, comprenant un tutorat de thèses d’histoire du management et des
organisations et un atelier méthodologique.

Dates à retenir
:

Date limite de soumission des textes des communications : 2 décembre 2015.

Les propositions devront être envoyées en français ou anglais, accompagnées
d’un résumé en français et anglais à l’adresse suivante :

jhmo2016 AT gmail.com

Décision du comité de lecture : 15 janvier 2016

Version définitive des textes : 19 février 2016

Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, une
traduction simultanée du français à l’anglais sera mise en place dans le cadre
des sessions plénières.

Contacts :

sophie.chauveau AT utbm.fr

catherine.vuillermot AT univ-fcomte.fr


Les utopies managériales
21e Journées d’Histoire du Management et des Organisations (21e JHMO)
16, 17 et 18 mars 2016. Lieu : UTBM Sevenans (Territoire de Belfort)

Organisées par l’AHMO, l’Université de Technologie Belfort-Montbéliard, le LSH
(Laboratoire des Sciences Historiques, EA 2273) de l’Université de Franche-
Comté

S’intéresser aux utopies managériales et organisationnelles, c’est interroger
l’imaginaire et l’idéal vers lequel tendent les managers et gestionnaires.
L’utopie est un monde rêvé, sans défaut, et, a priori, hors de portée. Parce
que les managers conçoivent et mettent en œuvre des modèles d’organisation et
de gestion, et qu’ils sont en quête de fonctionnement et de règles parfaits,
il nous semble qu’ils sont plus que d’autres à même de produire des utopies.

Il conviendra tout d’abord de vérifier cette hypothèse en réalisant
l’inventaire de ces utopies. Le terme est apparu à la Renaissance et il serait
intéressant de mieux connaître ses déclinaisons dans le registre des
organisations, qu’il s’agisse du monde de la production, du commerce ou des
finances.

Il serait aussi intéressant de mettre en relation l’utopie managériale avec
d’autres utopies, à commencer par celles des ingénieurs qui dès les débuts de
la Révolution industrielle se sont souciés de mettre en place des
organisations du travail à même de supporter la mécanisation de la production.
L’impact du changement technique pourrait être décisif. Les liens avec les
utopies politiques ou celles des hommes de lettres ne sont pas non plus à
négliger. Que dire de l’évolution des utopies (politiques, en particulier) ?
Sont elles toutes déclinées dans le monde des organisations ? (Entreprise
citoyenne, démocratie dans l’entreprise…)

Ainsi, au-delà du discours et des écrits, il serait important de pouvoir
décrire la mise en œuvre de projets de managers inspirés par ces utopies. La
réciproque est tout aussi intéressante : à savoir montrer comment des
organisations existantes ont pu nourrir des utopies.

Qui produit les utopies managériales ? Les discours comme les pratiques ne
sont pas forcément l’apanage des managers eux-mêmes. D’autres acteurs
contribuent à la conception des utopies : les ingénieurs bien sûr, les
ouvriers qualifiés ou non, les consommateurs (co-gestion, coopératives).
L’utopie managériale n’est pas non plus réservée au monde de la production
industrielle : ceux des bureaux, des laboratoires de recherche, de
l’administration ne sont sans doute pas en reste. Plus récemment, l’irruption
de nouveaux modes de communication et l’émergence d’une société de la
connaissance ont vraisemblablement modifié les contenus et les modes
d’énonciation de ces utopies.

Enfin il convient de s’interroger sur la réception, la diffusion géographique
et la postérité de ces utopies. En quoi ont-elles contribué à l’évolution des
pratiques managériales ? Ont-elles d’autre part influé sur les discours, les
pratiques ou les conceptions en dehors des seuls univers de la gestion et du
management ?

Quelques thématiques à envisager :

*Utopies : à l’origine une contrée idéale et sans défaut. Comment cela se
traduit-il dans le langage des gestionnaires ?

* La dimension historique des organisations de production. De l’usine au
taylorisme en passant par Japy. Comment organiser au mieux le travail ou la
production ;

* Ingénieurs et managers : liens entre les deux professions, portraits de
quelques figures clés.

* Comment les organisations sont-elles influencées par des idéologies
politiques (exemple de Lip, co-gestion) ?

* Même type de question sur les modèles idéaux d’organisation de la
propriété : par exemple les controverses sur les « communs »…

*Etc.

Comité d’organisation

Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard)

Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté

Catherine Vuillermot, Université de Franche-Comté

Comité Scientifique :

Eugénie Briot, Université de Marne-la-Vallée,

Ludovic Cailluet, Université du Littoral Côte d’Opale

Sophie Chauveau, UTBM (Université de Technologie Belfort-Montbéliard)

Fréderic Gautier, IAE Paris

Pierre Labardin, Université de Paris-Dauphine

Eve Lamendour, Université de la Rochelle

Yannick Lemarchand, Université de Nantes

Marie-Laure Legay, Université Lille III

Eric Pezet, Université Paris X – Nanterre

Nicolas Praquin, Université Paris-Sud

Jean-Luc Rossignol, Université de Franche-Comté

Philippe Trouvé, Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications

Catherine Vuillermot, Université de Franche-Comté

Henri Zimnovitch, CNAM

Précision

Comme lors des éditions précédentes, des propositions de communications ne
s’inscrivant pas dans cette thématique mais examinant des problématiques
gestionnaires, dans le cadre d’une démarche historique, seront également les
bienvenues. La nouveauté et l’originalité des apports seront ici privilégiées.

Tutorat de thèses / Atelier méthodologique

Les Journées d’Histoire débuteront par un atelier doctoral, organisé le 18
mars, comprenant un tutorat de thèses d’histoire du management et des
organisations et un atelier méthodologique.

Dates à retenir
:

Date limite de soumission des textes des communications : 2 décembre 2015.

Les propositions devront être envoyées en français ou anglais, accompagnées
d’un résumé en français et anglais à l’adresse suivante :

jhmo2016 AT gmail.com

Décision du comité de lecture : 15 janvier 2016

Version définitive des textes : 19 février 2016

Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, une
traduction simultanée du français à l’anglais sera mise en place dans le cadre
des sessions plénières.

Contacts :

sophie.chauveau AT utbm.fr

catherine.vuillermot AT univ-fcomte.fr



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