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athena - [ATHENA] Journée d'étude / le dispositif audiovisuel comme vecteur de diffusion des savoirs scient et tech : Histoire, Crises, Perpectives

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Subject: Histoire des techniques

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[ATHENA] Journée d'étude / le dispositif audiovisuel comme vecteur de diffusion des savoirs scient et tech : Histoire, Crises, Perpectives


Chronological Thread 
  • From: Sofia FOUGHALI <sofia.foughali_sadji AT cnam.fr>
  • To: theuth AT listes.univ-rennes1.fr, athena AT services.cnrs.fr
  • Subject: [ATHENA] Journée d'étude / le dispositif audiovisuel comme vecteur de diffusion des savoirs scient et tech : Histoire, Crises, Perpectives
  • Date: Tue, 6 Feb 2018 11:01:50 +0100
  • Organization: Cnam

Cher(e)s collègues

Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue de la journée d'étude :

Le dispositif audiovisuel comme vecteur de diffusion des savoirs
scientifiques & techniques : Histoire, Crises & Perspectives.

organisée par

le Cnam-HT2S, Paris-Diderot-CERILAC, ConnecTionS,
avec le soutien du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

le 7 avril 2018

Amphi Jean Prouvé
Cnam
292 rue Saint Martin 75003 Paris


Argumentaire :
Cette journée d’étude sera consacrée à interroger et à analyser les caractères
spécifiques du dispositif audiovisuel, dès lors qu’il est utilisé pour transmettre
des savoirs scientifiques et techniques pour le grand public. Nous proposons de
l’évaluer dans ses productions et diffusions télévisuelles des trente dernières
années, jusqu’à l’émergence de nouveaux acteurs, de nouvelles perspectives de
création via le web et de la multiplicité des écrans (V. Amiel, 2003).

Faire penser et/ou faire croire
Les savoirs scientifiques et techniques se forgent à l’aide de matériaux variés et
complexes dans des lieux dédiés -laboratoires universitaires et industriels- puis
sous des formes et par des canaux divers se diffusent dans la société. La
télévision et le web constituent l’essentiel de ces canaux de diffusion utilisant le
dispositif audiovisuel. Toute information véhiculée par ce double dispositif
technique -matériel et narratif- ne se trouve-t-elle pas immédiatement investie
d’un crédit de vérité induit par la reproduction mécanique du réel : « Je le vois,
il est là, il me parle » (E. Veron, 1986).
Il nous apparaît que cette multiplicité des canaux et des écrans de communication
des savoirs invite à reformuler nos interrogations et nos analyses sur l’usage d’un
dispositif qui est « un tout organique dans lequel art et langage se confondent »
(J. Mitry, 1965). Cette proposition de Jean Mitry à propos du cinéma s’applique
tout aussi bien à l’audiovisuel qui dans sa production utilise les mêmes
techniques matérielles et narratives (Nardone, 2012). Entre faire penser et faire
croire que transmet-il et que peut-il transmettre ? Qu’est-ce qui fait la spécificité
de la transmission des savoirs scientifiques et techniques par le dispositif
audiovisuel dès lors qu’il emprunte ces multiples sources de diffusion ?

Histoire
Parce que la mission de la télévision publique française, telle qu’elle est définie
dans ses statuts, est d’informer, éduquer et distraire (CSA, 2013) le film de
vulgarisation scientifique se trouve, dès les années 1960, visible par le plus
grand nombre. Dès lors « les flux de communication traversent cet espace à sens
unique : de la source savante vers un public cible réceptif » (B. Bensaude-
Vincent, 2010).
1984 voit la fin du monopole public en même temps que la multiplicité des
chaines de télévision. La création d’ARTE et de France 5, qui leur dédient une
case spécifique, a notablement contribué à augmenter le nombre de films
documentaires autour des sciences et des techniques. Peut-être est-il temps de
tirer un bilan de ces années de transmission. Les sciences à la télévision
révèlent-elles un conflit entre ces deux institutions, entre deux visions du monde
(I. Babou, 2004) ? Ou bien marquent-elles, au contraire, une légitimation des
savoirs institutionnels ?

Crise
Avec l’émergence de l’internet et du web, la télévision partage désormais la
transmission des savoirs scientifiques et techniques avec autant d’institutions
identifiées (par exemple les sites web de l’INRA, de l’INSERM, du CNRS, du
Cnam) qu’avec des chaines Youtube, Dailymotion ou des blogs qui
n’appartiennent pas à la sphère académique. Cette situation inédite, parce qu’elle
met en « concurrence » des savoirs légitimés par les institutions et des savoirs
non autorisés nous invite à revoir notre façon d’analyser la diffusion et
l’appropriation des savoirs par le dispositif audiovisuel empruntant ces canaux.
Est-ce la fin d’un discours unique, la fin d’une transmission verticale, au risque
de créer une crise de confiance dans les savoirs institutionnels ou au contraire, la
promesse d’un partage ou d’une co-construction des savoirs (M. Callon, 1998).

Perspectives
Le web francophone compte plus de 80 chaines audiovisuelles dédiées aux
sciences et aux techniques (en particulier sur Youtube et Dailymotion). Ces
chaines ne bénéficient ni de l’autorité ni de la légitimité académiques : « On
peut dire néanmoins que ces animateurs semblent moins “scientifiques” que les
vulgarisateurs traditionnels, mais pour son aura, son humour, son charisme. Ce
qui fait qu’elle a un côté paradoxal : elle dépend (ô combien !) du ‘vulgarisateur’
(son charisme) tout en en dépendant moins, puisqu’il n’est pas un “sachant”
estampillé comme tel, une “autorité” » (A. Moatti, 2015).
Voilà une situation inédite et des nouvelles perspectives qui nécessitent une
attention particulière et une nouvelle approche critique.



  • [ATHENA] Journée d'étude / le dispositif audiovisuel comme vecteur de diffusion des savoirs scient et tech : Histoire, Crises, Perpectives, Sofia FOUGHALI, 02/06/2018

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